Ségolène Royal au banc d'essai du développement durable.
Sa prise de position sur une abrogation de la carte scolaire nous semble aller dans la bonne direction. Tout d'abord, il est judicieux de remettre en cause un réglement qui a été adopté en 1963 par un ministre du Général de Gaulle, dans un contexte socio-économique totalement différent de celui de la France actuelle. Nos hommes et femmes politiques sont-ils si conservateurs, pour s'accrocher si fort à cette vieille lune de la mixité sociale imposée? Personne n'est dupe: les parents font des contorsions innombrables pour contourner cette règle stalinienne, les enseignants sont les premiers à pistonner leur progéniture afin que celle-ci échappe à ce carcan...bref une fois de plus, un vieux réglement empoisonne la vie de tout le monde, mais le "politiquement correct" empêche de le changer.
Supprimer cette carte scolaire revient à mettre plus de concurrence dans l'offre éducative. En effet, un "mauvais" lycée va être forcé de s'améliorer pour attirer des élèves. Il drainera finalement plus d'élèves dans son quartier, ce qui réduira à terme les déplacements multiples, et optimisera le temps et l'argent de tout le monde. Cela conduira l'éducation nationale à laisser plus d'autonomie aux établissements donc permettra une meilleure gestion. Ici encore la société dans son ensemble sera gagnante. Encourageons-donc nos candidats phares, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy à poursuivre dans cette voie courageuse, et à lutter contre le conservatisme désuet.
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